Amours homogènes

 

 

 

Aucune honte à contempler,

Nos mains rouges de sang,

Qui du travail bien achevé,

Libèrent aujourd’hui l’accablant.

 

J’entends comme des cris tes murmures,

Je sens ton désir m’enferrant,

Tes silences sont des morsures,

A mon cou, oui tu te pends.

 

La lumière se fait nôtre,

Libère nos obscurs sentiments,

Nos secrets l’un contre l’autre,

Se révèlent tout doucement.

 

Quand ces vérités s’érigent,

Accolées si fièrement,

L’orgueil et la vanité se figent,

Dans le tombeau de l’aberrant.

 

Même si je pars sans te regarder,

Que mes larmes miroitaient les tiennes,

Elles inondent les rancœurs passées,

Et rendent nos amours homogènes...

 

ã alexein 2004