C’est le bouquet !

 

 

C’est donc cela ta vie,

Traîner les autres dans l’oubli,

Butiner dans chaque fleur,

Pour n’en garder que le meilleur ?

 

Un peu, beaucoup, pas du tout,

Tu les effeuilles sans tabou,

A l’infini, passionnément, à la folie,

Tu ne comptes plus vraiment les morts dans ta vie.

 

Tu effleures la peau comme une ronce,

Laissant ta sève à coups de semonces,

Tu distilles les sens, évapores les mots,

Pour qu’aune trace laisse ton fardeau.

 

Peut être as tu donc l’âme d’un collectionneur,

Une page de l’herbier naît et une autre se meurt,

Mais sache qu’ici, les espèces sont protégées,

Car il y en a même qui pourraient bien t’aimer…

 

ã alexein 2002