Chromothérapie

Les nymphéas de Claude Monet
Perdu dans notre terne
présent,
Enchainé à mes propres
conflits,
J’erre comme ces banals
gens,
En fiançant le plaisir à
l’oubli.
Le regard est devenu
vautour,
Le sourire on ne peut plus
obligé,
Je dors même à quintuple
tour,
A quoi bon avoir deux
oreillers !
Le dialogue est devenu
l’ennemi,
Des jours qui se replient
sur eux-mêmes,
On croirait presque entendre
des cris ?
Non ! Ce n’était qu’un
requiem !
Dans quel monde bleu
j’imagine,
Fier sur son cheval blanc,
Dévaler la verte colline,
Le galop d’un amour
rougeoyant ?
Lorsque ces couleurs vives
me quittent,
D’un pinceau large et
décidé,
A l’arc-en-ciel je rends
visite,
Sur un simple bout de
papier…
©
Alexein 2006