Empyreume

 

boujie tete                   

 

 

Comme une tête de mort encore avide,

De rage et de haine qu’elle buvait,

Tu jalouses même l’être hybride,

De feu et de sang qu’était le poulet !

 

Respire mon air, regarde comme moi,

Touche une chair, écoute la loi,

Le plaisir de ta bouche est guttural,

Il est comme ton sourire, un peu bancal.

 

Tout est faux dans ta vie essorillée,

Tes belles intentions égocentriques,

Tes douces caresses sataniques,

Petit nain à l’orgueil démesuré !

 

Tu te crois alambiqueur des pensées noires,

A force de brûler l’encens en charbon,

Mais tu sens déjà loquedu et marron,

Sous ta carapace infectée par tant d’histoires…

 

Etrange façon de pourrir avant l’heure,

Mais te comprendre serait bien là une erreur,

Je te regarde une dernière fois, amusé,

Puis je m’éloigne et me bouche le nez… !

 

 

© Alexein 2005