La Fatalité II

 

La roue de la Fortune

 

On peut écrire autant de fois sur le sable,

Ces prénoms d’hymens qui nous sont immuables,

Lorsqu’elle se retire on dirait qu’elle nous blâme,

Ne reste que l’écume de notre vague à l’âme.

 

On peut relire nos ferventes lettres cent fois,

Il n’y a même pas de réponse dans l’au-delà,

Quand nous voyons en l’autre un ravissant soleil,

Qui n’est qu’un quart de lune pour qui on s’émerveille.

 

On peut bien séduire toute la terre entière,

Les sept continents le cœur en bandoulière,

Parcourir à jamais toutes ces routes et chemins,

Autant retrouver une aiguille dans le foin…

 

Ce qui est perdu sera perdu pour toujours,

Il n’y a que l’espoir qui fait vivre un amour.

Et puis un jour l’espoir disparaît à son tour,

Mais il est trop tard pour faire encore demi-tour…

 

 

© Alexein 2004