Hommage

Tu
pars loin des terres qui furent celles,
Où
flamboyait dans nos cœurs de dentelle,
L’azurage
d’un amour étincelle,
Qui
déchire nos vies par un duel.
Aussi
haut que la colombe vole,
Les
vautours affamés s’affolent,
Ils
dévorent jusqu’aux cendres l’idole,
D’une
paix soutirée sans parole.
Nos
corps peuvent enfin s’affûter,
Dans
cette lutte à couteaux tirés,
On
s’aiguise l’un à l’autre ulcérés,
Par
nos propres blessures infligées.
Ton
regard noir se reflète dans l’abîme,
Du
souvenir où je puise ces rimes,
Plus
j’y descends et plus je m’y noie,
Nage en eau
trouble que j’aimais autrefois…
© Alexein 2005