Impossible

 

 

 

 

 

Trois ans d’absence et tu rejaillis,

Effacer tes erreurs d’un coup de pleurs,

Victorieux à l’époque, honteux aujourd’hui,

Retrouver mon cœur si protecteur.

 

Mais moi j’avais troqué nos belles heures,

Contre nos années d’errance,

Tu jouais sur la harpe des souffrances,

Comme un virtuose imposteur.

 

Ton sourire d’ange heureux,

Ton sang aux veines haineuses,

Ont rendu mon être silencieux,

Je buvais ta considération odieuse.

 

Apprends donc à faire seul tes armes,

Au lieu de suicider ces larmes,

Sur ce sol infertile,

Tes racines sont hostiles.

 

Peut être un jour tu guériras,

Lorsque tu comprendras pourquoi,

Je ne souhaite plus te voir, crois-moi,

On ne meurt pas d’amour deux fois…

 

© Alexein 2005