Instants mécaniques

Est-ce l’ivresse
du plaisir,
Qui l’aurait
projeté vers toi,
Un
innocent comme ce zéphyr,
Est venu souffler
son effroi.
Ce sol
tatoué par ces ultimes,
Stigmates
des instants derniers,
Dessinent
une courbe victime,
Arrachent
la frayeur à la nausée.
En une
seconde le temps se fige,
Dévoilant
postures irréelles,
Les
habits se désobligent,
S’imbibent
d’un rouge cruel.
Inconnus
l’un de l’autre, soufflés,
Déjà ils
s’épousent et gisent,
Un amour
s’embrase voilé,
Par ces
fumées qui l’agonisent.
Pour une
seconde d’infortune,
Un virage
peut bien séduire,
Voilà vos
vies devenues brunes,
Elle est
venue vous éconduire…
© Alexein 2006