L’écho du Silence.

 

 

 

Tes yeux démoniaques fixés vers ce nul part,

Erigé si fièrement en forteresse et remparts,

T’empêchent ce soir de croiser mon regard,

Le miroir sait la peine des amants du croire.

 

Sevré comme un bébé au sein de l’orgueil,

Ce lait aux vertus amères nourrit tes veines,

Fidèle jusqu’à la mort à tes convictions malsaines,

Les quatre points cardinaux te dirigent au deuil.

 

Tu crois me combattre, mais ta lutte est vaine,

Car c’est contre toi que tes diables assènent,

Tu crois me combattre, mais la victoire est celle,

Du temps qui sourit à te voir si cruel.

 

Je suis le témoin d’une vie massacrée,

A coups de satisfaction contaminée,

Par une volonté aussi meurtrière,

Que celle qui me tua plusieurs fois naguère.

 

Quand l’espoir déserte nos terres brûlées,

Que reste-t-il de nos amours consumées ?

Quand le désir et la haine accouchent d’indifférence,

Que reste-t-il de nos amours ?  L’écho du silence.

 

ã alexein 2003

 

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