L’Effraie des clochers

Sur la
route jonchée de bouleaux blancs,
Une
vieille église isolée trône,
L’effraie
des clochers s’y cache souvent,
Pour
mieux hululer quand vient l’aumône.
Voilà
bien dix ans que la chouette amoureuse,
S’éprend
follement d’une cloche aguicheuse,
Quand
sonnent les heures le bal s’enclenche,
Les
arbres se courbent et ondoient leurs branches.
La cloche
se change en un hibou,
S’envole
fidèle au rendez-vous,
Le couple
réunit entonne le chant,
Des
oiseaux qui s’aiment au gré du vent.
Tournoyant
sans cesse tous ses remords,
La
girouette jalouse en perdit le nord,
Elle
s’envola et d’un soubresaut,
Cloua la
chouette sur son pivot.
Le hibou
entiché de sa nouvelle girouette,
Perdit à
son tour complètement la tête,
Aujourd’hui
l’église n’a même plus de clocher,
Abandonné
par ses hôtes, il s’en est tombé…!
©
Alexein 2005