L’Enfant bulle

 

 

Dans l’antre seyant aux parfums acerbes,

Je dévoile ton regard aux reflets craquelés,

Tu rigoles et tu joues avec superbe,

Tout seul dans ta ronde, personne pour rentrer.

 

La lumière de glace y est si spécieuse,

Que tu ne vois pas l’ombre des lueurs radieuses,

Elle t’ouate dans ton doux écrin de pureté,

Où aucune poussière ne vient te gâter.

 

Tu vis ta vie par transparence,

Où derrière ta vitrine, plus rien ne t’offense,

Ton âme miroite comme le cristal,

Le spectre de tes heures amorales.

 

Dans cette chrysalide de verre trempé,

Dans cette enveloppe de soie satinée,

Pour cette fois, de blanc habillée,

Elle ouvre ta porte et vient te faucher….

 

 

ã alexein 2003

 

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