L’oiseau migrateur

 

 

L’Amour est-il cet oiseau migrateur,

A tire d’ailes, l’archipel des torpeurs,

Pour le réchauffer quand l’hiver sévit,

Ou pour éviter de trop longues nuits…

 

Briser les frontières jusqu’à l’azur,

Pour trouver sa température,

Prétexter être ce nomade,

Pour une simple petite ballade…

 

A force de regarder le soleil en face,

On brûle nos désirs et sèche sur place,

Au loin la banquise de nos souvenirs,

Fait fondre doucement l’envie d’y revenir.

 

Alors un jour j’ai longtemps survolé,

Ce majestueux arbre qu’on appelle figuier,

Sur la plus haute branche m’y suis posé,

Et depuis ce temps, j’ai commencé à t’aimer…

 

 

 

 

© Alexein 2005