L’Arbre de Vie             

 

A toi, ma Fleur du mal,

Je viens te cueillir sur tes terres immorales,

Laisse moi caresser tes pétales de soie,

Et de Baudelaire à Monet, te faire nymphéa.

 

Je t’emmènerai dans mon jardin d’Eden,

Vers ce lieu de délices où l’Amour est sans peine,

Dans mon Olympe aux plaisirs exquis,

Tu t’ouvriras encore sous le soleil de minuit.

 

Tu t’obstines pourtant à vouloir grandir ici,

Sur ces terres impures où l’herbe se flétrit,

Où plus rien ne pousse, ni même l’envie,

Tes émotions fanées étouffent à l’agonie.

 

De mes mains nues aux vendanges de l’Amour,

Je moissonnerai comme un fou chaque jour,

Après l’automne inutile, nous nous sèmerons ensemble,

Graine de vie, lueur d’espoir, regarde : j’en tremble . . .

 

 

ã alexein 2002