La femme à l’étron

 

rire

 

 

De ton insolente beauté,

Tu déambules négligemment,

Je te regarde, hypnotisé,

Tu viens me parler doucement…

 

Mais tes cheveux sont empruntés,

Et ton sourire bien arrangé,

Aucune ride pour témoigner,

De ces années à couteaux tirés.

 

Tes yeux sont plastifiés,

Ton nez frais retouché,

Il n’y a bien que ton odeur,

Qui n’est pas de la dernière fraîcheur... !

 

Perchée sur tes hauts talons,

Volant quelques centimètres,

Voilà que madame tombe à reculons,

Sur un étron, il faut l’admettre !

 

« Quelle belle nature morte »,

S’exclamèrent les passants,

Des deux je dirais en quelque sorte,

Qu’il n’y a que la vérité qui colle autant...!

 

© Alexein 2005