La première pierre

 

 

L’allée des marronniers rouges m’enserre,

Les souvenirs s’emparent de ma mémoire,

Ils me terrassent un genou à terre,

Doucement je vois mon chagrin s’échoir.

 

Je ferme mes yeux bientôt comblés,

Par ces images floues du passé,

Elles défilent dans ce lieu immobile,

Où nonchalamment les âmes s’exilent.

 

Tu m’enrubannes de ton ardente froideur,

Glaces mon sang qui se fige de peur,

J’entends ta voix qui m’invite à aimer,

Ces jours qui défilent où tu me laisses esseulé.

 

Le temps fossoie les amours désunies,

Eclosent-elles comme elles se fanent même au paradis ?

Je viens t’offrir ici cette dernière pierre,

Pour ton éternité, elle en sera la première…

 

 

 

© Alexein 2005