La seringue du tueur

Tu
arpentes ce long dédale,
De
couloirs aseptisés,
Par ton
humeur glaciale,
Qui
saigne ces murs argentés.
Ta blouse
blanche est cette armure,
Qui
devrait affronter l’impur,
Mais tu
la sais bien réversible,
Couleur
noire impassible.
Tu viens
guérir tes blessures,
En tuant
tous ces innocents,
A la
recherche d’un clair-obscur,
De ton
enfance sans ruban.
Sans
crainte tu vas injecter,
Ta
revanche au goutte à goutte,
Dans les
veines bleuies du passé,
Dort
aussi le germe du doute.
Ce venin
brûle ainsi les erreurs,
A ta main
la seringue du tueur,
Plus de
plaisirs microbiens,
Car ce dernier
bras tendu est tien. . .
© Alexein 2005