La vague à lames.

 

 

 

Quand ces matins où tu t’éveilles,

Désabusé par le soleil,

Tous ces soirs où je m’endors,

Je vois la lune de nos remords.

 

Quand tes rires résonnent encore,

Au seuil de mon cœur sanglé,

Chaque pleur qui me dévore,

Ravine le chemin des oubliés.

 

Si par hasard sur une route,

Tu croises encore en solitaire,

Par hasard dans ma déroute,

Saurai-je ranimer l’éphémère ?

 

Avec ou bien sans toi,

c’est bien le temps qui nous sépare,

La peur d’être le roi,

D’un royaume sans amarre.

 

Largué dans l’océan de mes turpitudes,

Les sirènes entonnent le chant de l’inquiétude,

Je tangue et roule au gré de leur mélodie,

Je m’enivre dans cette houle, spirale de vie.

 

Le brouillard vient cacher le moindre désir,

Vapeurs occultes, la raison vire,

Ici on se dirige à la lumière éternelle,

Celle du cœur qui fait naître l’étincelle.

 

ã alexein 2003

 

Retour