La vallée de la Peine Lune

 

 

 

 

Tu regardes vers le ciel,

Suppliant, tes yeux mêlés,

Mélancolie résiduelle,

Ton cœur de lune est tacheté.

 

Là haut dans ta petite chambre,

Aux volets de bois azuré,

Je sens tes dignes pleurs de décembre,

Ton hiver n’en finit pas de durer.

 

Et tu serres ton oreiller,

Ce dévoreur de peines,

Qui éponge trop entraîné,

Les tristes témoins d’hymens.

 

Tu me retrouves, ensommeillé,

Dans cette vallée de fortune,

J’habite ici, c’est mon quartier,

J’éclipse tes heures importunes.

 

Sous ce lilial croissant de nuit,

Tu vois les songes du miroir,

Dévoilant d’ascendantes envies,

Où chaque étoile est un espoir.

 

Mais à la venue de l’aurore,

Elles s’estompent une à une,

Mon Amour, je t’ai jeté le sort,

De la vallée de la Peine Lune.

 

 

ã alexein 2004

 

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