Le Funambule

 

 

Ma vie ne tient qu’à un fil,

Tendu entre deux rives,

La vie et le péril,

Comme terres adoptives.

 

Et de fil en aiguille,

Qu’il soit rouge ou bien de plomb,

A la patte sans béquille,

Je tente la jonction.

 

Au fil de l’eau j’avance,

Sur celui du rasoir,

Pour qu’enfin me tance,

Le grand saut du plongeoir.

 

Sur le fil de ma vie,

J’amuse les précipices,

Qui attendent ravis,

L’heure du sacrifice.

 

Puis un jour je l’ai trouvé,

Cousu de blanc comme l’éternité,

Et sans prendre tangente ni médiane,

J’ai quitté mon fil pour celui d’Ariane. . .

 

ã alexein 2004

 

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