Le Laboureur

 

 

 

De ton équilibre bancal,

Tu envahis nos amours bucoliques,

Te paraissent-elles si anormales,

Pour y semer tes graines diaboliques ?

 

Tu prends très souvent pour cible,

Ces unions qui te sont inaccessibles,

Pour y faire germer ta rancœur,

Cultiver tes anicroches cœurs.

 

Cesse de faire ton pesticide,

De débiter tes illusions de bonheur,

Comme ces champs de mines fratricides,

Des histoires d’amours, tu es le Laboureur.

 

Il y a des terres où ne prend pas la vanité,

Cette mauvaise herbe s’épand des fumures,

D’un orgueil calciné par ses teneurs immatures,

Mais se fanera sans délai de sa proie asséchée.

 

Guerre de tranchées, d’erreurs en excuses,

De ces moissons, tu te soignes et abuses,

Du même pas, tu tempères et tempêtes,

Bien maigre récolte pour jouer les vedettes…

 

ã alexein 2003

 

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