Le passant de 21h20

 

 

 

 

Dans cette vieille rue étroite,

Glissante et obscurcie,

Nos regards deviennent moites,

Nos futiles paroles s’enfuient.

 

J’observe ta main trembler,

Ton sourire presque obligé,

De répondre au mien confus,

Sur un air de déjà vu.

 

On parle de rien mais tout me revient,

Ta trahison plantée au cœur,

Qui sonna notre dernière heure,

Celle où tu devins alcyonien.

 

Il n’y a pas que les mots qui lassent,

A 21h20 notre petite ruelle,

Qu’on aurait pu croire ce soir si belle,

S’est soudain transformée en impasse…

 

 

© Alexein 2005