Le rideau tombe
Un visage fier au sourire
plaqué,
Le verbe tremblant d’avoir
trop répété,
Tu défiles devant moi,
marionnette articulée,
La lame est tranchante, tu
es venu me tuer.
Bel exercice que ces coups
d’épée dans l’eau,
Tu crois transpercer mais
mon cœur est ailleurs,
Depuis longtemps je l’avais
enlevé de peur,
Qu’il se noie encore dans
nos propres sanglots.
Regarde-toi en pitoyable
acteur,
Tu ressembles à quoi dans ce
rôle de tueur ?
Un pantin pantois
pantagruélique,
Le bouffon du roi est moins
pathétique !
Personne dans la salle mais
tout le monde en scène,
Tu règnes dans la plus
grande des cacophonies,
Ce triste théâtre est à
l’image de ta vie,
Nourrir chaque jour ces
petites haines.
Il n’y a plus de projecteur et
tu voudrais les rallumer,
Il n’y a plus de musique et toi
tu ne sais pas jouer,
Tu regardes étonné s’écraser
ton ombre,
N’oublie jamais qu’au
dernier acte, le rideau tombe.
© Alexein 2004