Le son de cloches

 

 

A chacune des heures qui s’estompent,

Vous assénez de peur que ne trompent,

L’harmonie de vos accords sacrés,

L’air de vos mesures dépouillées.

 

L’écho sonne et raisonne, ardent,

Votre chœur divin contre mon cœur prudent,

Vous me frappez de coups, cadencez le temps,

Aux prières absentes, votre silence éloquent.

 

D’un son de cloche à l’autre, célestement sonné,

J’écoute le ciel bronzer vos timbres éraillés,

Et lorsque vous tremblez d’un pluriel endiablé,

Carillonnent les âmes aux vérités égarées…

 

Elles se teintent d’argent, esseulées dans l’hiver glacial,

Se revêtent d’or pour tinter nos amours nuptiales,

Mais d’un rythme funèbre revêtues de fer,

Elles gémissent le glas des souvenirs austères…

 

Je ne sais plus à quel son me vouer,

Lorsque nos cieux se trouvent désaccordés,

Qu’ils composent entre eux sans nos vies sacrifiées,

L’agonie de leurs sources aux soupirs sanctifiés.

 

ã alexein 2003

 

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