Les
Frères

Derrière
cette vitre trempée,
Tu
dévoiles un visage marqué,
Par ce
quotidien qui te ronge,
Déjà plus
de douze ans de songes.
Les
barreaux de la fraternité,
Enferment
ton âme justicière,
J’admire
mon égal prisonnier,
Du crime
que je lui ai offert.
C’est toi
qui t’es libéré,
Dans tes
six mètres carrés,
Du boulet
de tortionnaire,
Que je
traîne à la lumière.
Tu
affiches ton sourire complice,
Mais
c’est moi qui suis ton condamné,
A vivre
chaque jour le supplice,
D’être un
suppôt de ta liberté…
© Alexein 2005