Oiseau de pas sages

 

Georges Braque

 

 

 

Tu es ce bel oiseau de brume,

Qui vole toutes les amertumes,

Dérivant sur ton nuage innocent,

Tu envoiles les corps incandescents.

 

Tu es ce bel oiseau de l’ombre,

Tu voltiges dans les amours sombres,

La nuit fait jouir le martyr,

Des ailes grises du soupir.

 

Tu es cet oiseau de paradis,

Qui siffle aux aurores aigries,

Le jour dévoile les couleurs,

Ton regard d’arc-en-ciel en pleurs.

 

Tu es ce bel oiseau de feu,

Indestructible et immortel,

Tu brûles les sens de tous ceux,

Qui font renaître tes séquelles.

 

Et si un jour, tu crois te poser,

Sur mon territoire controversé,

Plus jamais, tu ne pourras souiller,

Car sur la cheminée, finiras empaillé !

 

ã alexein 2003

 

Retour