Pas comme les autres

 

 

Tu montes sur ces planches,

Qui craquent comme ta vie,

Nous en racontes ses tranches,

Avec tes fameux mots d’esprit.

 

Tu nous captives, nous ensorcelles,

Tu craches ta joie, tu caches ton fiel,

Tu es l’enchanteresse des sentiments exilés,

Tu fais briller tes amours mortes en plein été.

 

Sous la chaleur tenace de ces projecteurs,

Ta fraîcheur nous enfièvre avec tant d’ardeur,

Tu te sens chez toi, même si nous sommes à tes côtés,

Pourquoi compter les saisons d’une si jeune effrontée !

 

De Mémé Petite qui fut pour toi si grande,

A ta moitié volée et donnée en offrande,

A cette sinistre femme qu’une fois déjà tu esquivas,

Faux à la main un peu sotte, elle titubait de son pas. . .

 

Tes grands yeux transpirent de cette âme si intense,

Quand ils hypnotisent de toute leur transparence,

C’est pour mieux nous dire ô combien tu aimes,

Te jouer de nous en faisant ta bohème.

 

 

A Maria Pacôme 

ã alexein 2003