Petite vie

 

 

 

Tu te morfonds dans ces eaux sombres,

Que tu ne cesses d’agiter,

A la recherche perdue de l’ombre,

De cet enfant qui fut aimé.

 

Petite vie ce matin sur un voile blanc,

C’est la tienne qui naît soudain, doucement,

Elle te prend dans ses bras, te respire,

Souviens t’en fièrement au lieu de fuir.

 

Regarde-la t’aimer et se mentir,

Lorsqu’elle croira ces autres lui dire,

Que ta vraie vie ne lui appartient plus,

Armageddon est son autre bataille perdue.

 

Petite vie ce matin sur un voile blanc,

Tu te réveilles à l’aube, adolescent,

Intrigué par ce même et ses promesses,

Tu t’enfermes à double-tour dans une forteresse.

 

Pour avoir la force de tes faiblesses,

Tu fuis, tu perces, tu jettes, tu cries,

Tu es cet incompris tenu en laisse,

Etranglé par la peur de l’oubli.

 

Petite vie ce matin sur un voile blanc,

Je le découvre innocemment,

Tes yeux me cherchent apeurés,

Petite vie où tu pourrais m’aimer. . .

 

 

ã alexein 2004