Raison ou Thor ?

                                                    

Fortes âmes en errance,

Crainte de l’évidence,

Se voir pour s’affronter,

Souffrir de n’avoir pas aimé.

 

Se perdre dans la vanité,

L’orgueil et la rude fierté,

Se reconnaître dans l’orage,

Pour mieux en ressentir l’outrage.

 

Tu as versé ta rancœur comme de l’huile sur le feu,
Tu es mon coupable, mon ange déchu, mon demi-dieu,
Tu as jeté ton fiel comme du sable dans les yeux,
Tu es mon inavouable, mon demi-diable, mon faucheux.

 

Face à ta belligérance,

J’affiche ma simple indifférence,

Nos affections épidémiques,

Rendent nos souffles antagoniques.

 

J’ai peur de ton inconstance,

De tes pérégrinations versatiles,

Peur de ton incompétence,

A renverser ces jours hostiles.

 

Et lorsque je pars vers des terres qui furent tiennes,

Tu t’obliges davantage à cracher ton venin,

Même autre part, faudra-t-il toujours que ta haine,

Vienne salir mes rêves homériques que tu crains ?

 

Les murs résonnent, tremblants, quand nos pleurs se conjuguent,

Comment raison garder si notre sagesse fugue ?

Du passé imparfait que fut notre idylle,

Nous souffrons à présent d’un futur infertile.

ã alexein 2003