Saint Valentin, feu de rien

 

 

 

 

 

Saint Valentin au coin du rien,

Où crépitent les longs silences,

On voudrait même au quotidien,

Des embûches contre l’absence.

 

Les fumées de nos instants solitaires,

Viennent étouffer l’envie de faire,

On partage seulement le temps,

Qui nous consume en se moquant.

 

Saint Valentin au coin du feu,

Où les braises de notre amour,

Attisent le temps de l’adieu,

Comme un inéluctable recours.

 

On entrevoit le timide filament,

Du désir fiévreux de convoitise,

Celui qui change le charbon en diamant,

Te souviens-tu du temps des cerises ?

 

Saint Valentin, feu de rien,

Où la rage du néant calcine,

L’espoir de pétillants lendemains,

En armée de détresses assassines.

 

 

© Alexein 2006