Saisons

 

 

Antibes, Monet 1888

 

 

Puisque nous ne pouvons tre,

Cet arbre de vies jumelles,

Faisons ses saisons na”tre,

Au grŽ des temps pluriels.

 

Du printemps prisons la sve,

Monter en ardent dŽsir,

Sans aucune trve,

A la cime de notre empire.

 

Que lĠŽtŽ nous attise,

QuĠil nous bržle de plaisir,

Au zŽnith des joies acquises,

Nul ne sait ce quĠest le pire.

 

LĠautomne et ses lumires,

Caressent dĠun veloutŽ,

Nos reflets les plus fiers,

Ceux quĠon voudrait aimer.

 

Et puis surgit lĠhiver,

Pour mieux glacer soudain,

Ce qui est notre enfer,

LĠattente de plus beaux lendemainsÉ

 

 

İ Alexein 2008