Sémaphore     

 

 

J’ai laissé ton Amour sur les falaises,

Non loin d’Etretat, fussent-elles yportaises,

Trop fort, trop lourd, trop grand,

Je n’ai pu le vivre qu’un instant.

 

La lune dévoile nos corps subtilement ;

Erodés par la mer, attisés par le vent,

Tes baisers salés s’abattent sur moi en rafale,

Et m’obligent, oppositions orbitales…

 

Instants volés, vie détournée,

Pardonne-moi de ne savoir t’aimer,

Nos secrets de marins voguent encore,

Défiant le temps, toutes voiles dehors.

 

Lame de fond, l’âme de voyageur,

Un jour, tu jetteras l’ancre ailleurs,

T’amarreras vers d’autres terres,

Et de cet endroit, nous serons frères.

 

 

ã alexein 2002