Tremblements

Egon Schiele, l’Acte. 1910
Etrangle-moi dans l’horizon,
Des lumières noires
hallucinogènes,
Naissent les lueurs de ma
déraison,
Sous un masque de fer ou
bien d’oxygène ?
Danse-moi au milieu de la
ronde des peurs,
Que l’enfant qui est en toi
ressuscite,
Ferme les yeux pour fendre
les heures,
De tes sempiternelles affres
en transit.
Marche-moi de tes pas
effrénés,
Sur la route aux plaisirs
ensanglantés,
Cauchemarde-moi davantage,
Une ascèse pour un abatage.
Bave-moi le stupre de ton
sourire,
Que j’aime à boire cet
élixir,
Le sentir lentement brûler
mes veines,
Puis les ouvrir pour en
délecter l’obscène…
© Alexein 2005