Triste Yport

 

 

 

Lorsque les falaises s’arrachent au ciel,

Chargé de colère, illuminé de fiel,

Yport te rend un dernier hommage,

Au cimetière marin, tu as fait naufrage.

 

Ta maison est là, les fleurs sont écloses,

Volets ouverts, à ma main une rose,

Au sol jetée vers le désespoir,

Qui lasse le temps, le temps de surseoir.

 

Un agenouillé, l’autre qui part,

C’est le défilé des gens d’égard,

On s’envisage des yeux de brume,

En cette mer troublée par l’amertume.

 

Lorsque les falaises rattrapent le ciel,

Pour lui offrir monts et merveilles,

Mon cœur se mêle comme cette vague se fiance,

A son écume pour toute souvenance…

 

 

© Alexein 2005