Tsunami

 

 

 

Au fond de moi ondoie cette lumière,

Qu’autrefois ardents, nous embrasions,

De nos amours aussi sincères,

Que du désir naît l’ambition.

 

Cette flamme qui parfois ranime,

Nos cœurs transis par la place vide,

Sait aussi brûler les espoirs arides,

D’un désert d’eau trop anonyme.

 

Qu’est donc la terre sans sa lune,

Submergée par les marées folles,

Vampirisée par l’infortune,

Devenue simple nécropole.

 

Tout devient réellement bancal,

Même la vie oublie sa direction,

J’ai perdu ma bouée ombilicale,

A quoi bon flotter sans d’autres raisons.

 

La lumière perdue éclaire, ineffable,

Les jours de tous ces innocents,

Les nuits sont devenues coupables,

Le vague à l’âme terrasse autant…

 

 

© Alexein 2005