L’âne architecte

 

 

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Dans ce pays sans quotidien,

On ne pensait vraiment plus rien,

On s’était débarrassé de tout,

Même les images étaient toutes floues.

 

En ce désert aride,

Empli de platitude,

Les notions apatrides,

S’arrachaient la solitude.

 

Toutes réunies à présent,

Le vide, le néant,

Le rien, le sans,

L’infime négligeant.

 

L’abstrait était manquant,

A l’appel inexistant,

L’inutile sans ombre,

S’agitait sans encombre.

 

L’infécond sentait mauvais,

L’insignifiant était l’intrus,

Tous improductifs à souhait,

Autant qu’il ne le fut.

 

Dans ce chaos d’un nul part qui afflue,

L’Ane architecte déchiffra ces invraisemblances,

Aux confins de l’inutile et du superflu,

Il adjura l’absurde de faire son entrance.

 

Ordre ! voulut-il satisfaire,

Quand les autres notions trop épatées,

Ne trouvèrent rien d’autre à faire,

Que de laisser l’âne archi s’installer !

 

 

 

ã alexein 2003

 

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