Au fil du temps.

 

 

 

Rouge de honte, tu deviens amarante,

Te rends-tu donc coupable d’abondance ?

Ton rubis dévoile ses lueurs flamboyantes,

Tu n’es faite que de vultueuses nuances.

 

 

Orange ou bien clémentine,

Tu poursuis ta route divine,

Peu importe les intempéries,

De la pierre de lune, tu es l’égérie.

 

 

Jaune ou blonde, baignée de soleil,

Tu nous inondes, nous éblouis,

De ton reflet ocre, tu me réjouis,

Tu es l’opale qui m’émerveille.

 

 

Verte, ta saveur n’est que plus acide,

Camouflée en jade translucide,

Tu brilles par ta saisissante amertume,

De tes flots agités, je ne garde que l’écume.

 

 

Bleue, venu du ciel tu te dévoiles,

Mon bel ange aux ailes saphirs,

Tu traverses les brumes de mon ire,

Eau-de-vie qui enivre ma vie d’étoiles.

 

 

Située entre le mauve et le noir,

Je m’imprègne de ta couleur : Indigo,

Tanzanite, tu es ma précieuse gloire,

Perle d’Afrique comme là-bas est l’eau.

 

 

Parterre d’améthystes et de pensés,

Tu es à la fin de ton long périple,

Pour toi ce bouquet final Violacé,

Derniers honneurs de ta vie multiple.

 

 

 

Certains croiront qu’il s’agit là d’une femme,

Ou de pierres précieuses au cou de Madame,

Mais la Nature dessine parfois de somptueuses aquarelles,

Surtout quand il s’agit d’une goutte de pluie traversant l’arc-en-ciel. . .

 

 

 

ã alexein 2003

 

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