« In Amun deresperenza »

 

Le Cri, Edouard Munch

 

Je me suis barricadé,

Dans cette maison rageuse,

Aux volets rouges bariolés,

Saignent les gouttes insidieuses.

 

Des jours brûlant de haine,

Aux nuits froides de désillusion,

Pourquoi descendre dans l’arène,

Où s’intoxiquent les passions ?

 

Je les regarde par ma persienne,

Manigancer sans retenue,

Toutes ces revanches diluviennes,

Ces salves ininterrompues.

 

Assiégé par cette cruelle frénésie,

Des anges aux leurres diaboliques,

D’un dernier souffle anéanti,

J’ai récité ta formule magique :

 

« In amun deresperenza »

Vêtu de blanc, tu apparais,

Est-ce la folie qui m’amène à toi,

Dans cette nouvelle chambre sans volet…

 

 ã Alexein 2004