La vague fauve

 

 

Le soleil contemple le lâché du fauve,

Qui rattrape l’ocre de peur qu’il ne se sauve,

Les feuilles s’embrasent entre elles, désunies,

Là où l’émeraude se dispute au rubis.

 

Fiévreux, le rouge de plaisir s’étire,

Matant le vert de rage se dévêtir,

Il l’infiltre progressivement,

De son érubescent pigment…

 

Le vent effeuille les couleurs,

Septembre agite son drapeau doré,

J’ai vu pleurer un saule de bonheur,

Admirant sa révérence miroiter.

 

Près du lac sacré aux mille nitescences,

Les arbres acadiens respirent en alternance,

Drapés de soie aux indiennes influences,

Ils défilent fièrement leurs exubérances.

 

L’automne impatient de venir enrubanner,

Cet apogée naturel de ses brumes ambrées,

Adore ému les derniers espoirs de l’été,

Ces années lumières qui défient l’éternité. . .

 

ã alexein 2003

 

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