L’addition

L’illusion
corrosive aux allures innocentes,
Sème en ton cœur
un doute existentiel,
Fermer les yeux
puis voir tes amours absentes,
Ou bien les
ouvrir emprunts de superficiel.
Les rêves se
bousculent dans tes nuits agitées,
Où seul sous ton
drap tu crois encore aimer,
Tu t’enrubannes
comme une momie souveraine,
D’un royaume
aussi fantôme que ta vie est vaine.
Mais quand le
jour revient te bousculer,
Tu trébuches sur
les marches de la vanité,
Eclairé par les
projecteurs du désir,
Tu joues à
partir puis revenir.
Tu traverses le
monde comme l’éclair angoissant,
Qui surgit des
ténèbres pour tuer proprement,
Cette touche
finale qui trop souvent électrise,
Ne revêt que
trop rarement le plaisir de la prise.
On croit encore
vivre sous ton soleil sépulcral,
Se rembrunir de
tes caresses fatales,
Soudain
l’instinct nous extrait sans aucune discussion,
Le dernier à
table supporte bien l’addition…
© Alexein 2006