Lamentations classiques

 

 

Je suis comme les Gondoliers Vénitiens de Mendelssohn,

Je fends ces flots paisibles, qu’ils me pardonnent,

Je tangue entre les rives puis je m’abîme,

Et trouve encore la scène bien plus sublime.

 

Je ne veux plus vivre l’Adieu de Malher,

Si contradictoire et éphémère,

Dernier mouvement de sa 6ème symphonie,

Où résonnent en moi ses accords désunis.

 

En prélude des nocturnes de Chopin,

J’irai noircir mes amours de chagrin,

Pour aller goûter à la belle étoile,

Le croissant de cette lune amorale.

 

Je suis l’adagio de Barber,

La souffrance s’écrit en majeur,

Toutes les fausses notes s’abandonnent,

A mon cœur calciné de carbone. . .

 

Je serai le requiem de Fauré,

Où la mort rejoindra mes pensées,

Je descendrai doucement sa gamme,

Pour enfin vivre dans l’enfer des flammes. . .

 

ã alexein 2003

 

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