Le grand écart

Envole ta vie contre la
mienne,
Une seconde encore et j’ai
peur,
Trembler que tu te souviennes,
Des ballons rouges au Sacré Cœur.
Déchire le temps qui nous
sépare,
Comme l’éclair illumine,
Les instants figés des
regards,
Qui hantent nos nuits
divines.
Ce que l’envie vient éveiller,
Peu à peu la raison l’ensommeille,
De sorte qu’on se déchire d’aimer,
A croire en mondes et
merveilles.
Voilà venir ce grand écart,
Qui tiraille l’homme à ses
dépens,
Regarde-le comme il se pare,
Il se veut fier comme un paon !
©
Alexein 2006