Le naufragé

Théodore Géricault - 1817
Etre au
frontière de la vie,
Comme un
voyageur endormi,
Troubler
les cartes de la chance,
Pour en
réclamer vengeance.
Avoir l’oubli
comme seul bagage,
S’entendre
dire qu’on fait naufrage,
Capitaine
d’un vaisseau fantôme,
Ecumeur d’une
mer de chrome.
Défier
chaque nouvelle vague,
Fendre
son cœur d’une bague,
Croire
aux nouvelles victoires,
Là où ne
sont que déboires.
Et puis
soudain se retourner,
Pleurer sur
les rides du passé,
Pour mieux
mentir à son avenir,
Tu étais
mort avant de le fuir.
Troubadour
des heures manquées,
Poète aux
vers supposés,
Tu n’as
plus le temps d’agir,
Tu étais
mort avant de le fuir.
© Alexein 2007