Le règne des portes volées.

 

 

 

Dans cette maison aux étages sans fin,

Je passe d une pièce à l autre,

Ces murs aux longues traces d étain,

Font de ce triste temps le nôtre.

 

Je déambule en vagabond,

A la recherche de la lumière,

Sous ma longue robe de coton,

Tout est d’un blanc imaginaire.

 

C est le règne des portes volées,

Refermées vers l éternité,

Pour me pousser à errer,

De mon présent au passé.

 

Elles claquent invisibles,

Sur les souvenirs meurtris,

Dont je suis l éternelle cible,

C est bien là mon paradis.

 

C est le règne des portes volées,

Je me croyais pourtant déguisé,

Mais je suis bien ce fantôme,

Hanté dans mon propre royaume...

 

 

 

© Alexein 2006