Les trois sœurs

La plus grande mais aussi
l’aînée,
Je suis celle qui a le plus
d’entrain,
Je trotte très vite, amusée,
Et chante souvent ce
refrain :
« Entrez dans ma ronde
infernale,
Admirez comme je cavale,
Ne perdez pas votre temps,
A remonter contre le
courant. »
Nous nous croisons douze
fois par jour,
A perdre, n’avons pas une
minute,
S’accorder sans le moindre
détour,
Pour pointer le même azimut.
Nous nous croisons douze
fois par nuit,
Pour nous raconter nos
envies,
Mais quand sonnent les douze
coups,
Nous envions déjà le
prochain rendez-vous.
Trois sœurs pour trois
cadences,
C’est ainsi que nous
rythmons vos vies,
Le destin nous a donné cette
chance,
Alors pensez-y de midi à
minuit… !
ã alexein 2004