Médecine douce 

 

 


Tu es l’antidote de mes heures indécentes,

La délivrance de mes passions ardentes.

Perdu, enfiellé sur des terres viciées et amorales,

Je suis l’étranger empoisonné par la fleur du mal.

 

Qui mieux que toi surveille la convalescence,

Des âmes meurtries, des corps en souffrance,

Tu m’ouvres tes bras et fermes mes yeux,

Devines en mon cœur des battements tortueux.

 

Faut-il que nos heures fussent si intenses,

Pour en oublier nos peines sur-le-champ,

De batailles sibyllines en guerres des sens,

J’abdique devant toi, je me ravise de camp.

 

Notre histoire était déjà prédite,

Mais nous ne l’avions pas vraiment cru,

Déclarons ce jour nos amours licites,

Rattrapons ensemble ces instants perdus…

 

ã alexein 2002