Oranges à mère

Mijote un plan secret,
Restons bien silencieux,
Et agitons ce fouet.
Quelques oranges amères,
Ebouillantées malgré elles,
Regorgent de colère,
Frère et sœur criminels.
L’écorce vive se fendille,
A la chaleur de la vengeance,
Trop d’affection de bacilles,
Se mèlent en abondance.
Quelques oranges à mère,
L’une contre l’autre pressées,
De finir meurtrières,
Dans sa gorge trop serrée.
Qu’il a de tout temps baigné,
Regarde-le convaincu,
De jouer son indigné.
Venin familial distillé,
Agonie de parricide,
A terre vient s’échouer,
Le passé d’un mâle avide.
© Alexein 2006