Sueurs froides

 

 

Immobile devant moi tu respires,

Des effluves déjà familiers,

Qui annihilent ton être pétrifié,

Pesante est la pierre du souvenir.

 

C'est ta chair qui se plaint tout entier,

Comme une éponge que j'aurais trop serrée,

Dans mes bras ou bien dans mon cœur,

C'est ton corps maintenant qui pleure.

 

Sueurs froides pour amours innocentes,

Sueurs froides aux heures ardentes,

Sais-tu le que le temps nous saigne,

Il perfuse l'espoir du règne. . .

 

Ne crois pas ce que tu égrènes,

Ces faux-semblants, ces vice-rois,

Epouvantent ail en croix,

Les vampires que sont ces semaines.

 

Sueurs froides pour amours indigentes,

Sueurs froides aux heures flamboyantes,

Sais-tu que le temps gémit,

De nous savoir encore ennemis. . .

ã alexein 2004

 

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